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29 avril 2015

29 avril, droit de vote aux femmes et 90 ans d'Odile

Un grand événement aujourd'hui, les 90 ans d'Odile. Nous devons le fêter le 2 mai en Bourgogne.
Cet hiver, Odile a du faire un séjour de 5 mois en Provence à la suite d’une fracture de la hanche. (Odile à Sibourg). C'est aussi l'anniversaire du droit de vote accordé aux femmes le 29 avril 1945. Odile n’y voit plus grand-chose maintenant mais elle a du être une des premières femmes à aller voter, elle avait 20 ans.



Les 90 ans d'Odile : clic
Le journal d'avril : clic

Le Dactyle doré

Après une bonne journée, surtout de route pour aller et revenir de la bergerie de Flavie à Venterol (dans la Drome) nous (Bérangère et moi) sommes allés au spectacle donné par Sylvie et Alain Clairval à Forcalquier.

Un grand bravo pour la mise en scène ! Et Dominique Alain est extra ... Belle soirée, beau spectacle. Connaissant un peu les textes présentés pour les avoir entendus, dits par Sylvie, j’ai voulu acheter un livre pour entrer dans la connaissance de  Pierre Magnan car le spectacle c’est une chose mais le texte c’en est une autre. Quand on connaît un peu la région, particulièrement Eourres, austère et angoissante, il faut lire « Laure du bout du monde » un régal.

Le but est donc atteint, elle fait connaître l’auteur et donne envie de le lire. 

Les expo d'avril

Touchante, colorée, variée, un plaisir l’expo de Sabine
Un détail important voulant aller un peu vite j’ai coupé plusieurs tableaux dans les prises de vue. Les effets de perspectives ne sont pas trop gênants par le fait qu’ils donnent une vue d’ensemble originale mais pour l’auteur des tableaux, j’ai réalisé trop tard que ce pouvait être du saccage. Sabine me l’a signalé gentiment mais je suis honteux.

L’expo Won Choï


A la galerie Imbert, invités par nos nouveaux amis qui logent à l’Escoubaïre, nous avons visité une expo sympathique.  

Joseph, Pâques 2015

Bon appétit pour Pâques ! Il ne se nourrit plus depuis déjà quelques semaines…
Je ne sais pas où me situer par rapport à Joseph Avril qui est en train de mourir. Nous sommes allés le voir en fin d’après midi avec Colette à l’hôpital de Martigues.
Il est dans une semi conscience semblant lutter pour survivre. Sa respiration est difficile, la bouche sèche et des glaires dans la gorge. Il ne parle plus et ne réagit pas mais semble présent à ce qui se passe. Il est en dialyse permanente et on peut se demander ce qu’il sera demain. Que veut dire pour lui la résurrection ? Croire en la résurrection c’est sortir de ce qui est fermé pour ouvrir les chemins du possible nous dit TC.
Je voulais lui parler avant qu’il parte, je crois qu’il m’a entendu. Si un jour je suis dans le même état, j’aimerais que mon entourage en fasse autant pour moi. Bien sûr, il a perdu son arrogance habituelle, qui cachait, me semble t il, un mal être qu’il cherchait à surmonter. Il n’arrivait pas à montrer son bon cœur et son besoin de tendresse que l’on pouvait cependant entrevoir derrière sa rudesse et ses manières désagréables. Il est un ami, un ami qui a été souvent cassant et dur mais un ami inconditionnel.
Je lui ai dit que si c’était le moment pour lui, il pouvait se laisser aller, s’abandonner pour entrer dans cet inconnu qui nous attend tous.

Il est décédé le lendemain le jour de Pâques.

Ma foi sur Facebook

Maurice a écrit sur Facebook :

"Bientôt Pâques, souvenons-nous de Jésus, préparons-nous à l’accueillir dignement, à souffrir et à exulter avec Lui… Revenons simplement à la FOI de notre enfance, à la FOI chrétienne presque bimillénaire, à la FOI qui a construit, éduqué, cultivé
nos millions d’ancêtres… A la FOI qui a abreuvé nos cellules et nos neurones d’Espérance, de Charité et de respect de toute la Création Divine"
« Salut Maurice !
Bonne idée de passer par Facebook pour faire du catéchisme !
J'espère que tu vas avoir du succès ! Et que l'on va te commenter !
Mais sur Facebook on voit de tout et tu risques de n'être pas pris au sérieux.
Et puis, à vrai dire, ce n'est pas très opportun non plus d'inciter tes lecteurs à raisonner en enfants.
Je pense que la foi peut être adulte et quitter l'infantilisation de jadis. Notre spiritualité a besoin d'être mûrie, réfléchie, d'évoluer dans le monde qui va à toute vitesse. Je ne peux plus croire en un Dieu sauveur et créateur de toute chose. Je ne peux plus réciter le credo tel qu'il nous est encore proposé. J'ai besoin de confronter mes certitudes à celles de mes frères et soeurs qu'ils soient incroyants ou croyants d'une autre religion. J'ai besoin de lire et de discuter avec ceux qui réfléchissent et m'enrichissent de leur expérience. »
Que serions nous si les autres n'étaient pas là pour nous faire exister ?

Et mes enfants où en sont ils ?

Le site Escoub : clic

15 mars 2015

Echanges conviviaux

Je  voudrais encourager, concrétiser  les échanges virtuels ... (paradoxalement).  Je souhaiterais qu’ils soient plus fréquents, ils me paraissent plus adaptés à notre mode de vie. S'ils n'ont pas la même énergie que la présence physique, ils peuvent être conviviaux et surtout nous rejoindre dans un espace temps différent, aux moments où nous sommes disponibles, où nous pouvons réfléchir et partager.
Le danger, il est vrai, c'est d'inonder un peu plus nos amis d'infos de toutes sortes qu'ils reçoivent quotidiennement. Je n'ose pas trop envoyer et ajouter des courriels, des fichiers joints, à nos sympathiques correspondants surtout à ceux qui se donnent la peine de répondre, ne serait ce que de temps en temps.

J'ai commencé des dossiers d'échanges sur quelques thèmes comme "Je suis Charlie" "Terrorisme", "Être juif", "Les points noirs du catholicisme", "La mort" ou "les meilleurs blagues reçues".

Pour un œil rouge ...

Je me sentais bien ces derniers temps et je l’annonçais à tout vent.
Or ce matin je me suis levé avec un œil tout rouge. C’est ma femme de ménage qui me l’a signalé. Hier soir déjà j’ai eu une petite alerte, mon bras droit ne répondait plus pendant quelques instants. Je ne veux pas m’inquiéter pour rien mais je ne voudrais pas non plus me retrouver paralysé. J’ai laissé un message à mon médecin et j’ai tenté de joindre Laurence.
J’appelle Anne Françoise en lui signalant que je faisais peut être un peu trop d’efforts pour bêcher le jardin, le motoculteur qui a rejoint l’Auvergne me manque un peu même si je trouve que travailler la terre à la main est plus nature qu’avec la machine qui ne me sert qu’une fois ou deux par an. 
Il me reste un œil rouge quand même. Et des excroissances temporaires qui arrivent et repartent comme derrière l’oreille en ce moment, je les traite en y mettant du savon suivant les conseils de mon dermatologue.

Bernadette s’inquiète et a des attentions supplémentaires en me proposant des huiles essentielles d’arbre à thé ou des gouttes de Climaxol pour la circulation veineuse.

Appareils auditifs

Oui j'ai imprimé le cas Bernard ...(nom d’emprunt que l’ami Jacques me donne pour ne pas me citer dans "Appareils perdus la première année"). Oui je néglige de mettre les appareils en permanence. Quand je les porte, j'entends mieux peut être mais je comprends difficilement. Les paroles des chansons, les discours avec micro, les dialogues de certains films me sont impossible à saisir et surtout je fatigue ! Je n'oublie jamais de les enlever car ils me gênent physiquement. Je les garde toujours dans mon sac mais les piles se déchargent et quand j'opte pour le retrouver je dois changer les piles, ce qui m'énerve.

En résumé, avec ou sans appareils, le bruit m’est pénible,  j'ai l'impression qu'avec le temps je comprends de moins en moins ce qui se dit autour de moi, je m'isole et me retire du monde.

Le site des Malentendants à Aix : clic

14 mars 2015

Documents familiaux

Retrouvés dans la cave de la maison familiale en passe d’être vendue, une caisse entière de documents familiaux, lettres de la guerre de 14, archives de JPierre B. mort sans aucune descendance, a atterri au huitième ciel des Arcadies.
Ma sœur ThM s’est approprié ces trésors et entend les ventiler à sa guise. Elle s’est associée le concours de notre cousine Cath qui s’intéresse particulièrement à la généalogie. Cette dernière prend le parti de ThM.
Note du 8 sept 2015 : "Rien de grave pourtant, quelques explications entre frère et sœur ont eu raison de nos différents"

Je suis allé faire ma sieste après avoir lu le message que Cath vient de m’envoyer, et je reste de bien mauvaise humeur. Je disais précédemment :
« Je voudrais numériser les documents que Thérèse possède et contrôle avant qu'elle ne les ventile abusivement.
Il me semble que nous devons les mettre à la disposition de tout un chacun qui s'y intéresserait et non de les remettre à de soit disant propriétaires qui n'en n'ont rien à faire la plupart du temps.
Ainsi, on pourra avoir accès à ces documents simplement par un lien et un mot de passe pour les protéger. »
Je lui écris maintenant :
 « …En quoi ces documents qui ont une valeur affective concernent ils la vie ou la réputation de personnes existantes ? Et si, par extraordinaire, c'était le cas pourquoi Thérèse ou toi seriez à même d'en juger ?

Incroyable ce sens de la propriété ! Que ce soit des écrits ou des numérisations. Même ce qui est sur Internet, comme l'herbe des champs, n'est à personne. Non ces lettres privées, dis tu, appartiennent à l'Histoire, à l'humanité, à ceux ou celles qui s'y intéressent pour en faire des documentaires par exemple ou des romans culturels afin de retracer le mode de vie d'une époque fusse t elle plus ou moins dramatique. C'est un hommage, une façon de faire revivre nos ancêtres que de les présenter.  Pourquoi vouloir effacer, changer, édulcorer ou pire, rendre à leurs descendants ce qui a été une réalité pour certains ?
Bien sûr je ne vais pas me battre pour en prendre connaissance ou les exploiter, je peux vivre et mourir en les ignorant. »

01 mars 2015

Le bateau de Bertrand à l'Escoub

Je n'ai pas son adresse, Bertrand ne répond plus ni aux mails ni au téléphone ni aux SMS et a enlevé les roues de la remorque du bateau qui est immobilisée sur le trottoir. Depuis 5 ans sans bouger, c'est pourtant la première chose que je leur ai demandée de débarrasser .
Claude est informé  mais reste muet aussi. Bertrand, ou Albane, de toute évidence, veut  me faire payer le fait de leur avoir demandé de partir. Ils ont mis plus d'un mois à déménager en octobre dernier, leurs affaires sans payer de loyer évidemment.
Je suis très ennuyé, le syndic me tance de dégager cette épave et nous arrivons au 1 mars. (le 15 mars, le bateau est enfin parti ...)

L'appartement du bas

Tout est enfin prêt. Après de multiples péripéties l’appartement attend sa destination. 
Laurence s’investit pour l’agencement et les rangements de la maison.
Nous devions signer la location avec l’ALPA, une association d’aide au logement subventionnée par le Conseil Régional. Or la veille, avec Jérôme nous avons passé l’après midi à tenter sans succès de déboucher l’évacuation de l’évier. Il y avait un bouchon mais on savait pas où.
Tout a été tenté, écouvillon dans l’évier et les regards, produit de débouchage acheté à la hâte, section du tuyau, envoi de l’eau sous pression à partir de l’extérieur, la nuit est arrivé et le problème n’était pas résolu. Dès 8h je préviens la responsable de l’agence pour annuler le rendez vous fixé à 9h et dans l’après midi je me remets à la tâche à plat ventre dans la boue pour refaire des essais de pression d’eau afin d’en finir avec le bouchon qui a fini par céder au moins en partie. Dans mes insomnies de la nuit j’ai cru deviner un signe comme quoi je ne devais pas louer et attendre les propositions qui pourraient être faites pour l’occupation de cet appartement de 100m2  pratiquement remis à neuf. Tout est prêt, nous en sommes là.
La dernière idée est d'y réserver deux chambres pour étudiants avec cuisine, salle de bains et séjour en commun. Il restera une belle pièce avec une nouvelle baie vitrée, que nous garderons à disposition des personnes de passage.
En fait, l'appartement ne sera disponible à la location que fin mai 2015

Loin des hommes

En 1954, au début de la guerre d'Algérie, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au cœur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin. Poursuivis par des villageois réclamant la loi du sang et par des colons revanchards, les deux hommes se révoltent. Ensemble, ils vont lutter pour retrouver leur liberté.
Notons que des rebondissements ont été ajoutés dans le film et sa fin diffère de celle de la nouvelle d'Albert Camus.

Avec Alain V. :
« Ainsi tu étais au feu en Algérie ? Nous n'en avons guère parlé dans les années 70. Ce sont pourtant des souvenirs marquants, j'y étais aussi mais en 61-62. Je viens de voir un film sur les événements de 1954  dans l'Atlas "Loin des hommes" d'après une nouvelle de Camus. Très beau.
Tu m'écris aussi que ça ne te dérangerait pas de quitter ce monde ce soir ou demain. J'aime cette façon de se poser tranquillement et de faire confiance en ce qui nous dépasse. Un autre monde peut être mais difficile à imaginer. Je crois que nous vivons aujourd'hui l'éternité dans tous ses aspects matériels et immatériels. Le visage de Dieu nous reste caché et inaccessible si ce n'est par la personne de Jésus Xrist. Comment témoigner de ce que nous croyons si ce n'est dans la pauvreté et l'humilité ? »
« Pour le moment, sans aucune certitude, je garde une foi et une pratique religieuse en rapport avec ma culture. Si Dieu se manifestait d'une façon ou d'une autre Il ne convaincrait qu'une petite partie de l'humanité. En restant caché et inaccessible, Il est universel. Seul le Christ, pauvre et souffrant peut nous donner une idée de la grandeur de Dieu. »

07 février 2015

Ressenti des 10 et 11 janvier


Pour répondre à la question de TC dans son numéro 3620 : "Après les journées des 10 et 11 janvier quel est votre ressenti ?
Je n'ai pas participé aux marches républicaines sinon 
sur l'écran TV mais ces rassemblements m'ont ému ; je me sentais très proche de cette foule et des officiels qui défilaient. J'ai participé à ma façon en réagissant et en partageant avec mon entourage.
Oui j'ai été stupéfait par ces odieux attentats. J'y ai vu une volonté de faire mal là où ça touche le plus, la liberté.

Non je ne me sentais pas Charlie, je ne voulais pas m'identifier à ce journal que je trouve provocateur, violent et grossier par ses caricatures justement. Dans le genre, je préfère le Canard Enchainé qui donne des informations totalement crédibles et qui s'est trouvé endeuillé à cette occasion.
Chacun d'entre nous aurait pu être victime. Pourtant j'ai trouvé extrêmement significatif, symbolique, chrétien, que soient touchés des innocents de bonne volonté, responsables ou non de la motivation incompréhensible, iconoclaste, anachronique des tueurs. Par leur sacrifice, involontaire peut être, ils ont pu avoir cette formidable capacité de rassembler et d'interroger nos contemporains de tous bords. 

L'ami Georges

L’ami Georges au domaine de Collongue

Prévenu par un message de sa fille Muriel à Marie Jo alors que je m’inquiétais depuis quelques temps, je suis allé voir Georges interné, officiellement en séjour de réadaptation, au Domaine de Collongue, une maison de retraite médicalisée sur la route de Vauvenargues. Il ne pouvait plus rester seul chez lui bien qu'une personne s'occupait de lui tous les jours. Il se négligeait.
Georges, un ami de quarante ans, a été un de mes premiers patients au Centre médical Mirabeau en 1975, il m’a introduit à la Vie Nouvelle alors que nous venions à peine de nous installer en famille à Aix.
Georges était enseignant en Histoire à la Fac d’Aix, un des sommets de sa vie professionnelle a été la réception de sa thèse sur les outils agricoles du Moyen Age, thèse passée devant un jury présidé par le célèbre historien, son maitre, Georges DUBY.
Georges était mon meilleur ami de l’époque. Lui, très engagé dans de multiples cercles socio politiques, semblait apprécier mon toucher thérapeutique, ma compagnie moins intellectuelle que son ordinaire. Je me souviens l'avoir entrainé, lui pas particulièrement à l'aise avec son corps, dans telle ou telle expérience peu classique mais exceptionnelle. En revanche il me transmettait des blagues "spirituelles", des blagues de fac (en 2002 : "Séminaire pour hommes")
Nos enfants du même âge, Christophe et Olivier jusqu’à son accident en 86, faisaient  une belle équipe. Ils étaient souvent fourrés ensemble. Olivier avait la désagréable habitude de claquer la porte derrière lui quand il partait, détail que Georges a rappelé lors des obsèques mémorables dans la petite chapelle de Célony. Olivier est mort à 20 ans et ses copains ont fait une cérémonie dansante pour lui dire adieu. Georges m’a accompagné aussi à Cheval Blanc reconnaître les débris de la voiture qui, à Lambesc, avait été broyée par le camion sur la Nationale 7.
Georges est encore vivant mais ce n’est plus lui, on dirait qu’il est déjà parti. Il semble déconnecté. Ces derniers temps, quand il arrivait par surprise à la maison avec sa petite voiture sans permis, il ne restait que quelques minutes, ne faisant que passer annonçait il. Il disait perdre la mémoire. Mardi dernier, au Domaine de Collongue, il a semblé me reconnaître :
« Tiens ! Que viens tu faire ici ? »
« Je viens te voir ». Pas de réaction.
Deux minutes après, même question, même réponse, même passivité.
Il était descendu de sa chambre pour participer à une animation chant qui avait lieu dans le salon d’accueil où nous étions. Donc après quelques échanges de banalités auxquelles il répondait par oui ou par non, « Tu as une chambre seul ? Tu es bien installé ? Les voisins sont sympathiques ? » il me laisse sans un mot et va s’installer près du groupe en attente de chanter. Apparemment déçu au bout de quelques minutes il repasse devant moi et se dirige vars l’ascenseur pour monter dans sa chambre. Je le rejoins, avant que la porte se referme, pour lui dire au revoir. Un petit signe en réponse et il disparaît. Je reste sidéré un moment et repars sous la pluie et dans le froid.
Georges. Quelle fatalité l’accable ! Depuis la maladie de Sylvette il n’a pas cessé de décliner, incapable, semble t il, de parler de lui, de ce qu’il vit, de ce qu’il ressent, de ce qu’il pense. Je relis les blagues qu’il pêchait sur Internet et qu’il m’envoyait en 2005. Il s’est mis ensuite à fumer, à boire peut être et à faire un disque pendant des années, sur le Moyen Age. L'a t il réalisé ? ...
Ce que je sais c'est que je suis allé voir Georges et ne l'ai pas rencontré.

La mort nous hante

Tout ne sera jamais dit sur la mort. Les témoignages qui m’ont particulièrement interpellé sont de ceux qui l’ont vécue et en sont revenus (pour un temps évidemment). Oui, c’est le passage qui nous effraie car l’après ne nous concerne plus. Pour moi, qui m’y prépare depuis longtemps, je souhaiterais que ce départ se fasse pendant mon sommeil.

Et, tout en admirant la vitalité, la présence des anciens, je me verrais bien laisser la place à 80 ans (il n'y en a plus pour très longtemps). Mais, je suis maître de rien, et pas de mon destin en particulier. 

Vidéo de l'atelier Lecture : "1,2,3 et hop !"

21 janvier 2015

"Je suis Charlie" en guise de voeux

Pour 2015 les voeux de tout un chacun ont été sérieusement écourtés par les attentats de début janvier et notamment celui du 7 à Charlie Hebdo. S'en est suivi une vaste mobilisation le dimanche avec pour thème la défense de la liberté d'expression. Très bien mais quelle idée a envahi la foule pour s'identifier sous l'étiquette reprise partout : "Je suis Charlie" ?
Pour notre part nous avons tenté de faire un forum de discussion : clic
Terrorisme
Nous ne pouvons pas y échapper, ces attentats de début janvier ne laissent personne indifférent. C’est le coté positif. A nous de revoir notre attitude et notre regard sur ceux de tout âge qui partagent l’air que nous respirons. Les terroristes étaient des hommes comme nous, ils savaient ce qu’ils faisaient …

28 décembre 2014

Les fées de l'escoub

Bernadette et Antonine

L’autre soir j'ai été invité à une collation impromptue chez Bernadette, Antonine y était. Ambiance particulière de locataires et proprio, bien agréable néanmoins. Bernadette qui n'a pas la langue dans sa poche comme moi, aime bien prendre le contre pied de ce que l'on dit. C'est curieux. De la provocation, de la compétition.  Peut être ? En même temps elle avance des propos, ses vérités qu'elle assène comme si elle était la référence. Elle a de grandes facilités pour communiquer mais, parfois, va-t-elle un peu vite pour diffuser les informations. Je ne me méfie pas assez. Ainsi les ennuis que j’ai eu avec Bertrand et Albane au sujet de leur appartement doivent venir, en partie, de ce qu’elle leur a dit à propos de Jean Philippe. Lui, de son côté, a été assez gêné je pense, de m’avoir mis dans une situation illégale, frauduleuse dirait Bertrand, nécessaire pourtant, afin de nous débarrasser de leur compagnie qui devenait désagréable. Nous étions de bonne foi, JPhi et Cordula pensaient venir s'installer ici mais les propositions de travail à Frankfort, plus alléchantes les ont décidés à changer leurs projets.

Appartement à louer

Après le départ difficile de nos locataires, il ne reste plus que le bateau …, je me plais à réinvestir l’appartement que les enfants ont habité jusqu’en 2008. Il est aussi apprécié par la famille, Yaël avec ses copines artistes et leurs copains y ont séjourné le week end du 29 novembre, Sylvie l’a reconverti en salle de travail à plusieurs reprises et nous attendons Camilla avec ses amis pour y séjourner lors du réveillon du 31. Matthieu envisagerait bien de le garder à disposition comme lieu d’accueil, ce qui éviterait les désagréments éventuel de locataires indélicats.
Je suis ravi d’avoir dépanné et accueilli Jérôme I. et Katleen « provisoirement » et dernièrement pour une durée illimitée, dans la salle du bas, l’ancien cabinet de A-Françoise. Ils ont repris les lieux anciennement accrédités à José qui semble, lui, avoir fait une croix définitive sur la Provence. En échange de quoi Jérôme, habile bricoleur, remet en état l’appartement que Bertrand et Albane, bien indélicats jusqu'à la fin, avaient laissé en bien mauvais état.

Je projette d’y installer Amélie B. très tentée de réinvestir les lieux qu’elle a occupés avec sa famille dans les années 80. Elle avait alors l’âge que son fils a à l’heure actuelle.

En fait, fin mai 2015 seulement l'appartement sera disponible à la location.

Noël 2014

L’organisation de Noël

Je crains les agapes programmées.
J'ai obtenu déjà que l'on ne se mette pas table mais que chacun puisse se servir à sa mesure. Je  vois déjà les garçons de 13 15 ans dévaliser la table ... il va falloir prévoir des pâtes de secours à côté du foie gras, des poulets et des charcuteries diverses. (voir les échanges)


Nous faisions la fête, cette année, le 25 et non le 24, ce qui a désorganisé Claudie qui était prévue pour partager la soirée avec nous. Les enfants ont pris en main les festivités et tout s’est bien passé « comme par le passé » … J’avais demandé un buffet devant le feu mais mon vœu n’a pas été exaucé ; comme je n’étais que « invité » je me suis contenté très facilement de ce qui m’était proposé. J’ai pris des photos pour mes pages et archives

"Létrangère", un rêve dans ma vie

Oui j'ai rêvé : Ma correspondante préférée serait problématique. Létrangère, c’est ainsi que je la nomme, toujours présente, certes mais à éclipses selon ses humeurs, peu disposée à faire un pas vers mes demandes, occupe mes pensées de façon permanente.
Létrangère serait très intéressée par les sujets traités à la télévision, elle y passe beaucoup de temps et elle ne me communique guère ses commentaires (ce qui est faux dit elle). J’ai l’impression qu’elle attend exclusivement des nouvelles de son fils et de sa petite fille en particulier.
Létrangère est très soucieuse de son image et ne supporte pas qu’il soit dit quelque chose d’elle qui ne corresponde pas à ce qu’elle pense. Elle pourrait être viscéralement négative ne sachant pas exprimer sa satisfaction, à croire qu’elle n’en a jamais ou qu’elle ne connaît pas ce qui pourrait lui plaire. Certaines personnes sont ainsi faites à des degrés divers et j’en distingue quelques unes dans mon entourage. Comment se fait il que je tienne à leur compagnie ? J’imagine qu’elles peuvent tenir à moi pour des raisons matérielles ou par habitude. Et c’est moi qui les relance le plus souvent.
Létrangère, voilà des années que je la fréquente sans avantages apparents, elle fait partie de mes incohérences, la cause sociale de ruptures dans ma vie relationnelle. Un karma, une sorte de fatalité, un attachement sans raisons, des non réponses aux questions, un silence qui ressemble à une foi dans la vie. En fait c’est peut être l’amour tout simplement ?
Elle aurait des bons côtés, bien sur. Toute en retenue, d’une fidélité absolue dans ses attachements qu’elle sait limiter, alors que moi, je suis plutôt pluriel … Elle sait supporter les aléas de la vie dans la discrétion et patience, tout en restant déterminée.


30 novembre 2014

Les 20 ans de la Compagnie du Passeur

Voilà ! Tout est fini ce dimanche soir. Les derniers jeunes niçois, amies et amis de Yaël, des jeunes charmants, dynamiques et créatifs, sont repartis après avoir fait la fête toute la nuit. Ils ont pris la suite de la soirée d’un autre genre, musique et cirque, de David et Laurence, dans la salle de groupe.
Ce fut un événement impressionnant. A L’Entrepot de Venelles, les festivités ont commencé à 18h par la création de la Fac de Nice pour la fin d’année d’étude, comédiennes danseuses et musiciennes. Elles étaient 7 sur le plateau avec un scénario de l’une d’entre elles sur un thème féministe : « Le chant de coquelicot ». J’avais vu la présentation à Nice mais là, ce soir, j’ai été ému aux larmes de voir ma petite fille, actrice et danseuse, accompagnée d’une troupe de qualité, se produire devant nos amis.
La suite du programme ne déméritait pas. D’abord les clowns Passeurs, stagiaires connus,  appréciés que Sylvie dirige et anime depuis quelques années.
Puis après une pause, buffet généreusement approvisionné, c’est le clou de la soirée, « Le Dactyle doré », création théâtrale de Sylvie accompagnée de Dominique son ami musicien. Là aussi beaucoup d’émotion sur les textes de Pierre Magnan qui nous décrivent poétiquement la région de Forcalquier, textes dits par cœur, joués et mis en scène par Sylvie pendant près d’une heure.
Enfin « Ce pas là » est bien arrivé, ... Thierry avec la danseuse Martha

Les photos de la soirée : clic
La plaquette de la compagnie : clic
Les archives de Marc B. : clic

17 novembre 2014

Les vendeurs du temple

Que peut nous dire aujourd’hui  l’Évangile par cet épisode des vendeurs du temple ?
Je reste timide, critique, par rapport à ceux qui assument des responsabilités dans la vie civile ou ecclésiale.
Le plus souvent je cherche mon intérêt personnel avant le bien commun. Je voudrais le bien être matériel avant de penser à la destinée du monde et la mienne qui est de retrouver Dieu.
"Ce qui est sacré ce n'est pas les objets religieux si beaux soient ils mais c'est chaque humain habité par l'Esprit". (voir TC du 6 nov)


Les ateliers spiritualité du Mouvement Poursuivre me permettent d'affermir ma foi certes mais affermir ma foi dans le fait que les certitudes sont vaines, que toutes les religions, opinions ou pratiques pour rechercher Dieu ont du sens et leur valeur. C’est vrai que L'HOMME n'a pas besoin de Dieu pour exister et que le "silence de Dieu" est la réponse à nos doutes.

Odile à Sibourg


Depuis le début de la première semaine de novembre, Odile est pensionnaire de la maison médicalisée de Sibourg, à deux pas d’ici, j’y ai travaillé dans les années 2000. A l’époque, j’ai relaté mes déboires avec mes collègues kinés qui sous traitaient leur charge en prenant des bénéfices que je trouvais abusifs (40% des honoraires que nous payaient le centre et donc la Sécurité Sociale), du capitalisme malhonnête.
Depuis la construction des Feuillades, le centre de rééducation voisin, très en vue dans la région, Celony est devenu un haut lieu  de la réadaptation. Sibourg fait partie du complexe.
Encore à Yvetot, j’avais pris des parts en 1974 dans cette affaire qui se lançait,  pour m’assurer un travail professionnel sans avoir besoin de reprendre une clientèle libérale. En fait j’ai choisi de prendre une place au centre Mirabeau où était déjà installé mon frère Philippe. Ce qui n’a pas été la meilleure solution … car la coopération professionnelle s’est faite plutôt sur le mode compétition avec mon jeune collègue Jean Rémi L., en place depuis deux ans, qui craignait que je lui prenne sa clientèle.
Bref, les fils d’Odile, par l’intermédiaire de Florence et pour la rapprocher de nous, ont choisi de la placer  au soleil, peu généreux ce mois ci, de notre province. Je ne m’attendais pas à ce rapprochement fraternel alors qu’entre Odile et moi, malgré toute l’affection que nous nous portons habituellement, il n’y a jamais eu de grande intimité. Notre patiente est vieillissante mais d’un caractère très heureux malgré les douleurs qui ne la quittent pas.
Sa fille Florence, habite à Peyrolles et est installée comme infirmière à Meyrargues. Elle s’apprêt à l’accueillir à sa sortie de cure pour lui faire passer l’hiver entourée.
Ce samedi, Odile, qui est aussi une adepte du bridge, m’a invité à venir faire un scrabble. Je lui ai fourni ce jeu et elle trouve tous les jours une partenaire pour jouer avec elle. Elle n’y voit pas grand-chose mais a une pratique bien supérieure à la mienne. Je n’étais pas persuadé avoir ce produit chez moi et  j’avoue que je n’ai jamais été très attiré par ces jeux de société, je préfère lire ou taper son l’ordinateur.

La vidéo des progrès réalisés par Odile  en 3 semaines : clic

04 novembre 2014

Le rire

Le Canard enchaîné a publié un numéro spécial consacré aux « nouveaux rois du rire ».



Chacun s’ingénie à faire rire. Beaucoup y réussissent et font fortune avec plus ou moins de talent. Mais le Canard ne parle que des blagues, calembours ou dessins. Les humoristes sont nombreux et il semblerait que personne n’ait été oublié. Pourtant, le personnage qui m’a toujours fait le plus rire c’est bien Charlot qui n’est cité, dans ce recueil, qu’en illustrant les rigolos de la politique dans des dessins de Delambre. Certes, Charlie Chaplin n’est pas nouveau et, s’il faut reconnaître du génie à Coluche ou le mime Marceau, il restera, pour moi, le maître incontesté du rire.

03 novembre 2014

La mort

« Aujourd’hui, c'est à nous de penser à la mort, à la nôtre et de relativiser ce qui n'est pas important. Comme nous le faisons tous les jours en nous endormant, nous allons abandonner définitivement notre peau, notre petite conscience pour entrer dans la Conscience universelle comme la goutte d'eau se fond dans l'océan. »

C’est le message que je voudrais laisser à mon entourage, à mes survivants.

Généralement quand je parle de mourir, on me prend pour un malade. L’important c’est de vivre ! Nous aurons bien le temps de penser à la mort quand nous y serons ! N’avons-nous pas une âme immortelle qui se chargera bien de régler ce genre de problème ? Ce sont mes enfants, ceux qui sont partis, ma mère, mes frères et sœur, mes amis, ceux qui m’ont fait vivre, ceux que j’ai fait vivre aussi, tous m’apprennent à mourir. D’accord, je n’y comprends rien, je ne maîtrise rien, c’est le silence, le silence de Dieu amour, qui m’accompagne.

28 octobre 2014

L'office du dimanche

Evangile des invités au repas des noces (Matt 22 2-13)

J'apprécie ces temps de rencontre du dimanche autour de l'eucharistie, même sans rien dire.
J'ai l'impression de partager une foi commune et de rejoindre une partie de l'humanité qui m'entoure dans une prière plus ou moins bavarde, chantante ou silencieuse.
Les homélies peuvent y aider. J'aimerais  qu'elles m'appellent à un effort de présence à Dieu et à mes frères. Hélas je somnole le plus souvent, n’entendant qu’à moitié les longs baratins, la plupart du temps, bien inutiles.

Pourrait on aménager un espace, laisser la place à ceux ou celles qui voudraient faire quelques brefs commentaires ou donner des intentions personnelles ? Je sais ! Moi le premier, suis je prêt à m'investir ? J’en fais part par mail au célébrant et ce texte est lu à l’office de ce dimanche : « Nous sommes les invités au festin des noces ; le banquet a commencé ! Arborons nos habits de fête ! Je suis invité mais moi qui me crois le centre du monde, ai-je mis mes habits de fête ? Est-ce que je sais reconnaître les richesses cachées des personnes qui m’entourent ? »

La communication

Mon problème est la communication avec Bérangère. Nous passons une phase difficile.
« La correspondance par mail ou Skype ou téléphonique est très irrégulière, elle  ne me satisfait pas en ce moment. Bérangère ne supporte pas mes analyses. Elle demande des échanges d'infos sans parler du ressenti. J'ai l'impression que, tout en s’intéressant à tout, ailleurs et surtout ici, elle se contente d'appréciations formalistes. Je dois être trop exigeant et devrais accepter qu'elle soit comme elle est. »

Comment communiquer ? On peut trouver sur Internet toutes sortes d’exposés intéressants.

Comment communiquer sans se faire de mal ?

La communication  se fait à partir d’un outil appelé « le dialogue relationnel imago » qui , grâce à sa forme très structurée , favorise un dialogue en profondeur grâce aux qualités qu’il permet de développer: l’écoute mutuelle, l’empathie, la bienveillance , la reconnaissance et la mise en valeur de l’autre; 
Cette approche empathique inconditionnelle crée un climat de sécurité qui nous  permet de  partager  nos désirs profonds, nos joies mais aussi toutes nos peurs et notre vulnérabilité, souvent liées à l’enfance, et qui viennent réveiller notre réactivité et nous empêchent de rester en lien

 L’outil imago permet de comprendre soi- même et de faire comprendre à l’autre  d’où vient notre réactivité et ce dont nous aurions besoin  pour nous sentir en sécurité. il permet de prendre sa part  de responsabilité  dans les difficultés qui nous opposent  sans vouloir changer l’autre .

Nous apprenons ainsi chacun  à recevoir de l’autre  ce dont nous avons besoin et à donner à l’autre ce dont il a besoin…et ce n’est pas toujours facile  car la demande de l’autre  vient toucher  un aspect  qui était  peu  développé chez nous , on pourrait presque dire   « congelé »  .
Mais l’effort que nous faisons pour l’autre, par amour pour lui, nous permet de développer ces parties de nous même que nous avions un peu mis dans l’ombre  et de retrouver chacun toute notre vitalité et toutes nos potentialités : c’est un outil magique qui nous permet de grandir en couple.

Ainsi la confrontation à la  différence de l’autre ne sera pas, comme le dit Christiane Singer  « le signe qu’il faut clore l’aventure, mais,  au contraire qu’il devient passionnant de la poursuivre » 

Bulletin de santé

Je  n'ai eu aucun ennui sérieux, sans prise d'aucun médicament depuis plus d'un an et demi que j’ai consulté un médecin.

Je suis satisfait, je me sens en forme mais un peu seul même si je suis entouré. Je m'occupe principalement du jardin et de la maison. Pourtant l'hiver arrive, je supporte mal le froid et le vent comme aujourd'hui et je me sens toujours fragile des intestins. J'aime tout mais j'ai du mal, je crois, à digérer crudités et légumes, laitages, pain blanc et alcool. Encore que ...
Je resterai plus discret une autre fois car à peine ce bulletin de santé euphorique couché sur le papier je dois m’écraser au fond du lit cloué par la fièvre. En fait ce sont les branchages en particulier les pyracanthes qui ont pris leur revanche et j’ai un doigt tout infecté.
Le lendemain le doigt gonfle, devient rouge, je cherche l’épine au bout du doigt, je ne sais pas quoi faire. Le vent s’est calmé dehors mais il fait froid. J’ai l’impression d’avoir la grippe. Le soir je suis sur le point de partir à l’hôpital, aux urgences, et puis j’alerte Laurence qui, après avoir pris un rendez vous à la clinique, m’envoie, le lendemain, sa fille en vacances. Très fier d’être pris en charge par ma petite fille je la suis docilement. J’espérais un petit coup de bistouri, comme dans le temps avec mon frère Philippe. Non je suis pris en charge par le système, bloc opératoire, anesthésie, le grand jeu. J’en ressors groggy avec une flopée de médicaments à prendre avec un poids lourd, complètement insensible et inerte qui pend au bout de mon bras droit. Hélas j’oublie le vaccin anti tétanique dans le frigo.

Enfin la forme est revenue. Je vais pouvoir continuer mes exploits dans le jardin aidé de mon petit fils Luke qui déborde d’énergie.

19 septembre 2014

Les compagnons de bureau dans la nature




Tous les ans j’en parle et on ne peut pas les oublier. Dès la venue des beaux jours c’est un concert permanent à la tombée de la nuit. On aime ou on n’aime pas, les rainettes ne nous demandent pas notre avis, elles croassent de toutes les façons et sur tous les registres. Puis elles se taisent à l'arrivée de l'été.
L’hiver elles se rapprochent de l’habitation et on peut les voir se coller sur la vitre la nuit pour attraper les moucherons attirés par la lumière.
(à gauche, cherchez le bébé rainette dans son environnement ; à droite, bébé rainette grossie sur une feuille de papyrus. Le 04/11/14)
Si l’une ou l’autre arrive à entrer elle vous fera un concert pour vous remercier de la chaleur qui lui donne l’illusion du printemps. Mais il ne faut pas avoir le sommeil léger car il vous sera impossible de fermer l’œil. Alors vous vous mettrez en chasse et si vous réussissez à la dénicher vous aurez de la chance car elle n’est pas grosse. Matthieu et Anne Fr. vous en parleront, c'est peut être une petite grenouille qui les a fait déménager en 2008.
Le premier contact que j’ai eu avec mes voisines nouvellement arrivées a été une demande de leur part, à travers la haie alors que j’arrosais mes plates bandes, de faire taire les grenouilles qui les gênaient dans leur sommeil. Je leur ai répondu poliment que je ferai mon possible pour raisonner ces braves petites bêtes. Les années passant ces personnes ont du s’habituer ou prendre goût au chant des rainettes.
Le lézard aussi fait la chasse aux moustiques, il est capable de rester de longs moments attendant sa proie à proximité de la grenouille. 
Saisissant l’opportunité qui me paraissait peu banale j’ai fixé la progression d’un escargot descendant sur la vitre de mon bureau. Un peu plus tard c’est une araignée attaquant un moustique que j’ai filmée.


18 septembre 2014

Fête de famille


La réunion de famille annuelle, toujours bien organisée par Danielle, m’a donné l’occasion de faire une petite pause vacances dans cet été passé à l’Escoub. Le fossé se creuse de plus en plus entre notre génération, nous les ancêtres maintenant et les suivantes.
Cette année nous étions en Normandie, à Rouen le samedi et à La Saussaye le dimanche

Thérèse avait récupéré les lettres que mon frère Jean Pierre avait reçues des uns et des autres dans les années 47-48 alors qu’à peine entré au séminaire, il avait du faire son service militaire. C’est une superbe rétrospective de cette période riche en événements familiaux. Thérèse, très fière sous son grand chapeau, a distribué, aux correspondants d’alors, qu’elle a pu voir à l’occasion de la réunion, leurs envois respectifs.

J’ai pu ainsi constater que, les autres auteurs et moi-même, nous écrivions très bien à cette époque. Petit Marc câlin, j’avais douze ans, j’étais scout et je m’occupais du jardin d’une façon étonnante. En fait j’ai toujours jardiné mais maintenant c’est mon activité principale.


09 septembre 2014

Décès du cousin Georges

Quoi de plus banal que de décéder ? Ça nous arrive à tous au moins une fois dans notre vie.
Georges était de ma promotion de cousinage (35-36) ; nous faisions de bonnes parties dans le jardin de la rue Pasteur à Joinville, (photo du grand père Georges avec ses 10 petits enfants en 1940, le cousin Georges est à gauche de ses genoux )la vie nous a séparé ensuite, déjà Jean Jacques L. nous avait quitté en 2005. À croire que notre tour se rapproche.
Nous sommes allés, avec Thérèse, voir Georges à l’hôpital en novembre dernier. Il n’était pas très en forme, ses poumons étaient très abîmés par un ancien tabagisme dangereux mais il semblait narguer le mauvais sort en plaisantant.

Très gentil, cherchant à faire plaisir, il a du être une charge dans ses derniers moments pour faire gagner le ciel à Marie Claude et son entourage. Mais comment a-t-il vécu au fond de lui même ? Nous l’aimions bien, c’est le principal.

26 août 2014

Le tailleur de haies


Je me suis trouvé une spécialité de tailleur de haies. Ne riez pas, ce n’est pas donné à tout le monde. Les jardiniers pressés vous diront qu’il suffit d’acquérir un taille haies soit à moteur thermique soit électrique et prendre une échelle pour dominer son ouvrage afin de tailler au carré. Certes cette méthode convient aux perfectionnistes et on peut admirer leur travail tracé au cordeau où pas une brindille ne dépasse. 
Pour ce qui est de ma méthode d’aucuns vous diront que le travail n’est ni fait ni à faire. Pas de changement apparent, pourtant le paysage n’est plus le même. L’ensemble est reposant pour le regard. D’une végétation envahissante et anarchique nous passons à un ensemble harmonieux de petits bosquets ou de bords de route variés sur fond de pyracanthes. Les pyracanthas sont des arbustes à piquants régalant de fleurs blanches au printemps et passant à une profusion de petites boules rouges ou jaunes l’hiver. 
Très bien mais ce que vous ne feriez pas facilement c’est d’exécuter cet ouvrage muni seulement d’un sécateur et d’un gant protégeant la main gauche. L’avantage de cette méthode qui semble archaïque et qui convient fort bien aux retraités peu avares de leur temps, est que le travail est propre et s’effectue sans bruit. Les branches coupées, bien rangées pour en charger la brouette sont acheminées jusqu’à l’aire de compostage. 
Là il faudra les passer au broyeur pour les transformer au bout de deux mois, en un merveilleux compost.

24 août 2014

Exploits de jeunesse

Ces derniers temps je me remémorais mon service militaire.
Nous étions dans les années 60, la guerre d’Algérie s’épuisait mais n’était pas encore finie. Il fallait trouver une solution. Sursitaire depuis quatre ans j’avais hâte de participer à cet événement que je pensais historique. Et puis cette région, encore française, représentait pour moi l’eldorado habité par l’Histoire familiale. Dans ma tête notre oncle Jean y faisait la pluie et le beau temps. J’étais allé au Corso, en touriste faire un séjour en été 1956 alors que les événements se précipitaient  déjà. On parlait alors d’attentats mais on ne voulait pas croire dans le destin du soulèvement armé des autochtones contre les colonisateurs. Déjà les jeunes gens de mon âge étaient appelés sous les drapeaux pour effectuer leur service pour beaucoup en Algérie, faire le baptême du feu dans les Aures comme mon cousin jumeau Alain. Il y a fait près de trente mois et en est revenu marqué pour la vie.
Sursitaire donc, je me préoccupais, de loin, de ce qui se passait là bas, je devais finir mes études avant de penser faire la guerre. C’était justifié peut être mais je ne me sentais pas tranquille alors que les jeunes de mon âge prenaient des risques que j’aurais bien voulu partager. J’aurais bien aimé aussi être plus proche de l’oncle Jean qui faisait le lien entre les communautés autochtones sentant bien qu’une position réactionnaire ne menait à rien.
Alors que j’avais un poste de prof dans une école privée à Jouy en Josas et en poche un diplôme de kiné que j’avais passé l’année précédente, j’ai décidé pendant l’été 60 de résilier mon sursis que j’aurais pu prolonger encore. Je devais terminer la dernière partie du professorat d’EP mais je m’impatientais je choisis donc l’appel sous les drapeaux en octobre 60.
Un court séjour à Berlin pour les tests d’affectation, les classes à Sarrebourg en Allemagne, la correspondance avec Marie Jo et sa visite avec mes deux copains du Montcel.
Une perm de chasseur en début d’année, les EOR à Cherchell (voir l'article), en 61
Le fameux rallye de chef de section pour l’examen de fin de stage pour lequel ma préparation physique des années précédentes a eu des résultats inattendus pour le troufion rebelle que j’étais. Je ne croyais pas à toutes ces histoires de combats plus ou moins rapprochés qui m’apparaissaient d’un autre temps. Pourtant je suis arrivé le premier de ma promo dans cette épreuve d’endurance qui se déroulait sous un soleil de plomb, armé, chargé, casqué comme dans les films. Je me souviens surtout de l’arrivée au bord de la mer où épuisé, je me suis laissé aller de long moments dans l’eau bienfaisante. 

L’année 62 avec le mariage de septembre, le voyage de noces à Alger, la démobilisation, le décès de Maman, l’installation à St Maur comme kiné fut le prélude d’une nouvelle vie familiale (qui se concrétisait déjà le 24 août de l'année suivante par la naissance de "Sivi").

L'anniversaire de Sivi le 24 août 2014 à Montlaux : clic

29 juillet 2014

Les 10 recettes du bonheur

Après le Dalaï Lama, le pape François :

Les 10 recettes du bonheur

[28/07/2014 19:38:00] Marc  Bitterlin: « Quelle est la recette du bonheur ? » À cette question posée par le journaliste argentin Pablo Calvo pour la revue Viva, le pape réfléchit un instant, puis s’anime. Visiblement détendu au milieu d’un groupe d’émigrés argentins reçus le 7 juillet dernier à la Maison Sainte-Marthe, il livre en dix points sa « recette du bonheur ».

1. « VIVRE ET LAISSER VIVRE »
« Les Romains ont un dicton que nous pouvons prendre comme fil directeur et qui dit "Allez, et laisser les gens aller de l’avant". Vivre et laisser vivre, c’est le premier pas vers la paix et le bonheur. »

2. SE DONNER AUX AUTRES
« Quelqu’un d’isolé court le risque de devenir égoïste. Et l’eau stagnante est la première à se corrompre. »

3. « SE MOUVOIR AVEC BIENVEILLANCE ET HUMILITÉ »
« Dans Don Segundo Sombra (NDLR : roman argentin de Ricardo Güiraldes), le héros raconte que, jeune, il était comme un torrent de montagne qui bousculait tout ; devenu adulte, il était comme un fleuve qui allait de l’avant puis, devenu vieux, qu’il avançait, mais lentement, endigué. J’utilise cette image du poète et romancier Ricardo Güiraldes, ce dernier adjectif, endigué. La capacité à se mouvoir avec bienveillance et humilité. Les aînés ont cette sagesse, ils sont la mémoire d’un peuple. Et un peuple qui ne se soucie pas de ses personnes âgées n’a pas d’avenir. »

4. JOUER AVEC LES ENFANTS
« Le consumérisme nous a amené l’angoisse de perdre la saine culture du loisir : lire, profiter de l’art… Aujourd’hui, je confesse peu, mais à Buenos Aires, je confessais beaucoup et aux jeunes mères qui venaient, je demandais "Combien avez-vous d’enfants ? Jouez-vous avec eux ?" C’est une question à laquelle on ne s’attend pas, mais c’était une façon de dire que les enfants sont la clé d’une culture saine. C’est difficile pour les parents qui vont travailler tôt et reviennent quand leurs enfants sont endormis. C’est difficile, mais il faut le faire. »

5. PASSER SES DIMANCHES EN FAMILLE
« L’autre jour, à Campobasso, j’ai rencontré le monde de l’université et celui du travail et, à chacun, j’ai rappelé qu’on ne travaille pas le dimanche. Le dimanche, c’est pour la famille. »

6. AIDER LES JEUNES À TROUVER UN EMPLOI
« Nous devons être créatifs avec cette frange de la population. Faute d’opportunités, ils peuvent tomber dans la drogue. Et le taux de suicide est très élevé chez les jeunes sans travail. L’autre jour, j’ai lu, mais je ne suis pas sûr que ce soit une donnée scientifique, qu’il y a 75 millions de jeunes de moins de 25 ans sans emploi. Et cela ne suffit pas de les nourrir : il faudrait inventer pour eux des cours d’une année pour être plombier, électricien, couturier… La dignité permet de ramener du pain à la maison. »

7. « PRENDRE SOIN DE LA CRÉATION »
« Nous devons prendre soin de la création et nous ne le faisons pas. C’est un de nos plus grands défis. »

8. « OUBLIER RAPIDEMENT LE NÉGATIF »
« Le besoin de dire du mal de l’autre est la marque d’une faible estime de soi. Cela veut dire que je me sens tellement mal que, au lieu de me relever, j’abaisse l’autre. Il est sain d’oublier rapidement le négatif. »

9. RESPECTER CEUX QUI PENSENT DIFFÉREMMENT
« On peut aller jusqu’au témoignage avec l’autre, du moment que les deux progressent dans ce dialogue. Mais la pire chose est le prosélytisme religieux, celui qui paralyse : "Je dialogue avec toi pour te convaincre". Ça, non. Chacun dialogue depuis son identité. L’Église croît par l’attraction, non par le prosélytisme. »

10. RECHERCHER ACTIVEMENT LA PAIX
« Nous vivons dans une époque où les guerres sont nombreuses. (…) La guerre détruit. Et l’appel à la paix a besoin d’être crié. La paix évoque parfois le calme, mais la paix n’est jamais la quiétude : c’est toujours une paix active. »



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Un grand père, amateur de jardin et pratiquant le yoga.