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28 janvier 2007

Au Vélo Théâtre : Idoles

Ce samedi 27 nous étions invités par David pour admirer son travail dans le spectacle qui était donné à Apt au Vélo Théâtre par la Cie Clandestine. (cliquez)

Bien accueillis dans une salle bien remplie, confortable avec apéritif et buffet au milieu d'un public branché nous avons pris notre temps et n'avions plus envie de partir à la fin du show.Représentation exceptionnelle basée sur la technique, "le machines", de David Certano.

Sur la scène, une quinzaine d'idoles bien décorées qui s'animaient au fur et à mesure de la présentation d'un comédien qui passait de l'humour au délire.


David avait pris un soin tout particulier pour confectionner dans son garage ces mobiles qui alliés à des prises de vues vidéo accaparaient toute notre attention.

Les textes étaient simples, bien dits et le son tout à fait adapté à mes oreilles fragiles.Les enfants comme les adultes ont été captivés de la première à la dernière minute.


Si le nom de David n'est pas affiché sur le prospectus, il était placé en premier dans le générique qui était particulièrement original.
La page Janvier (cliquez)

25 janvier 2007

Le confit de figues

Pour rester dans les expériences et les réussites je peux signaler avec quelle fierté j'ai utilisé et d'une façon bien particulière, les figues du jardin.
Nul n'en doute dans mon entourage, je ne me fie qu'à mon imagination pour mes créations. Pas de recette, j'utilise ce que j'ai sous la main. Les mauvaises langues ou les goûts délicats vous diront que ce n'est pas toujours gagné et qu'il faut avoir bien faim pour oser y goûter. Le plus souvent le résultat est génial, j'en suis persuadé…
Avec grand soin, cet été j'ai cueilli les fruits dans leur deuxième maturation fin août début septembre, au moment où on ne sait plus quoi en faire. Les figues fleurs de fin juin sont à manger fraîches.
Sur des clayettes, au soleil, bien surveillées et retournées plusieurs fois, elles sèchent toute l'arrière saison. Cette année le soleil a été plus que généreux et les voici donc prêtes à passer l'hiver ou consommables.
Coupées en petits morceaux , mélangées à un sirop de cerises elles vont cuire et réduire jusqu'à faire rapidement une pâte compacte que l'on pourra présenter telle quelle ou inclure dans une fournée de pain comme sait si bien faire Anne Françoise.
Bien sur il faut aimer les figues !

23 janvier 2007

Les hauts et bas de Thérèse

Ce mardi 23 janvier
Je suis inquiet ! D'après les nouvelles que m'a données sa nièce, hier soir, Thérèse ne va pas mieux. Les radios qu'elle a passées ce lundi sont mauvaises paraît il . Il y aurait des fractures multiples. Son moral est au plus bas. Elle ne répond pas au téléphone. Ce mardi matin je vais aller à la clinique d'Aix où on doit l'amener pour l'examiner afin d'envisager des interventions chirurgicales. Quelle tristesse !
11h30 Rassurés
Nous voici rassurés avec elle. Rien de grave !
C'était une fausse alerte !
Nous avons assisté à la consultation du chirurgien H de B qui doit revoir Thérèse dans une dizaine de jours pour des radios de contrôle. Mais surtout elle doit se mobiliser, reprendre sa rééducation là où elle l'avait laissée, marcher avec des cannes.
On peut continuer de l'appeler sur son portable ou sur son poste fixe dont elle devrait bénéficier aujourd'hui.
La page Thérèse (cliquez)

22 janvier 2007

Commentaires sur l'actualité et la situation internationale

La campagne présidentielle (cliquez)

Voir la page Janvier 2007 et "Ma démarche spirituelle"

  • En réponse à Clauss.
    "Oui je vous rejoins dans votre analyse de la situation européenne.
    Ici nous sommes en effet en pleine campagne électorale et c'est l'occasion de nous remettre en question. Que voulons nous pour le pays, pour l'Europe, pour le monde ? Serons nous toujours menés par la recherche du confort et du profit au détriment de la majorité de nos contemporains qui peinent sans pouvoir regarder plus haut et plus loin ?
    Pratiquement pour les Français c'est un débat entre Ségolène Royal qui n'a pas de programme audacieux et Sarkozy qui veut préserver par l'autorité les avantages des privilégiés.
    La Turquie c'est l'ouverture sur le monde du Moyen Orient. Saurons nous l'intégrer ?
    Les petites affaires qui alimentent la presse ne sont guère reluisantes et le changement climatique pose en effet des questions.
    Gardons l'espoir que les générations qui montent sauront faire face à tous ces problèmes qui seront les leurs. Il nous appartient de leur faciliter la tâche."
  • A Marie Claude :
    Le 22 Tu m'écris dans la nuit, je te réponds au petit matin. Tu es Ma correspondante à cette heure.
    Certes tu n'as pas envie de t'occuper de ton jardin et tu en fais beaucoup
    C'est vrai qu'il fait froid au Canada et que nous pourrions en avoir un peu. S'il gèle ce sera minime, j'ai l'impression que nos protections seront inutiles. Ce sont les plantes qui ont déjà démarré qui souffriront.
    L'actualité politique m'interroge un peu plus. La mort de l'abbé Pierre me touche.
    Sur les ondes c'était François Bayrou qui intervenait aujourd'hui. Il propose une nouvelle constitution comme si c'était la solution ? Je suis les débats électoraux avec circonspection.

21 janvier 2007

Le pirate au tennis

Tommy a désigné Grand père comme apte à le conduire à sa leçon de tennis le mercredi.

Insigne faveur, l'élu est ravi et apprécie les progrès de ce futur champion (à n'en pas douter).

Il est étonnant de vitalité si son style laisse encore à désirer. (cliquez)

11 janvier 2007

Janvier en chaleur



Quel temps superbe ! Au point que c'en est inquiétant. Le réchauffement de la planète qui faisait les gorges chaudes serait il effectif ?
A droite à gauche, je taille les branches qui ont trop grandi et qui risquent de gêner. La sève pousse et Joanna qui m'aidait aujourd'hui en avait plein les mains.
Oui elle était avec moi car s'est faite opérer (doit on dire et écrire "faite opérer" ou "fait opérer" ?) hier ; ses oreilles un peu décollées lui posaient des problèmes. Espérons qu'ils seront réglés.
A l'heure où j'écris, tout en attendant le conseiller France Télécom au téléphone (il ne faut pas être trop pressé et les quelques instants requis pour patienter se transforment aisément en plusieurs minutes) Joanna a retrouvé ses frères et sœur rentrés de l'école.
Samedi j'avais la garde de Tommy le pirate, il avait invité son copain préféré Adrien. Je n'ai pas eu beaucoup de mal à leur trouver des activités et ils n'ont pas arrêté de voyager dans leurs rêves jusqu'à la tombée de la nuit alors que j'émondais les arbres avec l'échenilloir.

24 décembre 2006

Noël est passé. Trois ans déjà !

Avec Françoise nous nous retrouvons le dernier jour de 2003 alors que nous nous connaissons depuis plus de trente cinq ans.
En 2004 c’est l’année des tâtonnements, de la recherche d’un nouveau mode de vie entre Yvetot et Aix. En fin d’année il était même question d'un retour et puis non.
2005 c’est le partage, la vente de la maison de la rue de l’Epargne. Françoise récupère ses affaires et les stocke à Rouen.
L’ouverture en 2006 ! Après les formalités c’est l’achat de cette maison que Françoise récupère fin octobre pour l’aménager, l’habiter et, enfin, vous y recevoir tous, enfants et petits enfants.
Je suis vraiment très heureux de cet aboutissement alors que je l’accompagne dans cette aventure.

Noël 2006

Françoise a " resserré les rangs " et elle en est vraiment contente. Elle a pu rassembler son petit monde sans qu’il ne manque personne. Elle a retrouvé son grand fils rentré pour deux mois du Brésil, il me fascine par son regard bleu et profond. Si moi j’ai du mal à trouver mes mots quand il s’agit de prendre part à une conversation, je me contente de tenter d’accrocher ceux qui ont la parole facile, lui est intarissable, une encyclopédie vivante. Il est venu avec sa femme Marlène dont il prend d’autant plus soin, qu’originaire du Pérou, elle est quelque peu dépaysée dans notre pays dont elle découvre petit à petit la langue et les habitudes. Ce soir, avant de s’attaquer aux restes du réveillon, à la tombée de la nuit, nous sommes allé faire une courte promenade dans le froid et le brouillard sur le rivage désert des Petites Dalles. Quelques rares promeneurs, dont nous, osaient affronter l’atmosphère réfrigérante, sinistre mais grandiose de cette côte aux falaises abruptes dont des pans entiers tombent dans la mer, encore récemment.

17 décembre 2006

Rêves : Sans pantalon, les œufs.

Dans la journée m'est revenu ce rêve curieux de cette nuit.
Sans âge particulier, j'étais à Bourguignon,( la propriété de famille vendue et dont on ne parle plus depuis dix ans) et j'arrivais en chemise dans la grand salle à manger à l'heure du café. Heureusement ma chemise était assez longue car, bien gêné, je n'avais ni slip ni pantalon et je cherchais ma maman pour me dire où se trouvaient mes affaires. Je me vois ensuite sortir dans la rue dans cette tenue mais un peu rassuré tout de même car j'avais une cravate… Les interprétations sont ouvertes.
Les oeufs
Pour le bénéfice d’une kermesse j’étais chargé de vendre des œufs comme un camelot. En fait il s’agissait d’œufs (durs…) en plâtre pré peints en vert et qui pouvaient être repris pour être décorés.
Dans un stand, un certain Etienne me narguait en vendant, lui, des œufs sur le plat…

Autre genre. Un mélange d’actualité et de guerre d’Algérie réactivé par le souvenir évoqué par Françoise, du cousin Lucien, victime inocente de cette période peu glorieuse.
Nous étions en pleine époque et dans notre compagnie un appelé des « 2ième classe », un grand garçon tout simple, est promu au grade de colonel… En fait les officiers d’active rechignaient à partir en opération et le nouveau a été envoyé au feu. Il s’en est bien sorti et, étant en fin de service, il a pu rentrer chez lui avec la pension adéquate.

J'ai la conviction que les rêves sont, comme l’iceberg, l’émergence, un pourcentage minime d’une vie mentale intérieure, subconsciente ou inconsciente. Chaque image est symbole d’une pulsion ou d’une préoccupation. Il est intéressant de les retrouver au réveil, de les noter si possible, pour tenter de les interpréter afin de prendre un tant soit peu conscience de ce monde intérieur qui influe sur notre comportement.

A Yvetot
A une quinzaine de mètres de la maison, à portée de main pour ainsi dire, des bœufs à l’engrais, paissent et ruminent tranquillement. Paisibles, habités par leur instinct, ils semblent d’une patience infinie. Leur durée de vie est comptée pourtant et il leur reste peu de temps avant de se retrouver tout naturellement dans nos assiettes.

15 décembre 2006

Ordinateur et train électrique

Les jouets : ordinateur et train électrique
Ici c'est tout bon, le calme malgré l’approche des fêtes de Noël.
Oui je prends mes marques et je peux user de temps en temps de mon joujou informatique favori...
Que désirer de plus ?

Pour ses petits enfants, la maîtresse des lieux a consacré une pièce de jeux et installé le train électrique familial ; électrique certes, mais construit en "Lego" donc monté de toutes pièces élément par élément !
Il suscite donc la créativité comme un bon Meccano (sur Google : Livrable en 24h pour un Noël réussi…). J'ai plus joué au Meccano dans ma jeunesse qu'au train électrique que j’ai eu comme la plupart de mes copains ou cousins. En fait je préférais tout de même être dehors.
Page Décembre (cliquez)
Pour faire rouler le train : cliquez

01 décembre 2006

Décembre, oui le premier !

Bientôt (déjà..) la fin de l'année.

Le temps est tellement doux que les feuilles bien jaunies ne sont pas toutes tombées et les raisins sont délicieux, ceux restés sur les pieds, délaissés par les vendangeurs.
Françoise hier, en fin de sa randonnée du jeudi, a rapporté quelques grappes succulentes et voudrait en faire des confitures.

26 novembre 2006

Grand père dans ses fonctions

La leçon de tennis
A l'école
Conduire les enfants à l'école n'est point une corvée pour Grand père.
Dans les premiers temps de notre arrivée à Aix, c'était une des attributions du père de famille nombreuse que j'étais alors.
Je trouvais pratique à l'époque de faire du transport en commun … en moto.
C'était le bon temps !
J'aime retrouver ces moments et si on ne me le demande pas, je propose mes services occasionnellement.
Pour Luke, c'est aller le chercher, le soir, quand il n'y a pas d'autre solution… car Grand père est tête en l'air et oublie facilement les impératifs lorsqu'il est occupé au jardin. Alors le pauvre petit garçon se sent abandonné et la maîtresse ou la directrice prévient par téléphone les parents affolés.
Dernièrement je me suis proposé pour la conduite matinale de la joyeuse petite troupe qui se rassemble sous nos fenêtres chaque jour d'école.

C'était la fête ! Avec les trois petits voisins, neuf enfants de 10 à 3 ans sur la voie à peine goudronné. Ce chemin que nous avons pris, à pieds, ensemble, derrière la voiture à cheval, au retour de la cérémonie du mariage de Cordula et Jean Philippe.
Les petits se disputaient pour donner la main au grand père de tout le monde.

"Un ptit train s'en va dans la campagne
Un ptit train s'en va de bon matin …

Les plus grands courent devant pour arriver les premiers. Non pas encore à l'école mais au carrefour, point noir du parcours.
Là il n'y a aucune visibilité, le Chemin du Puy du Roy contourne un superbe chêne et il faut envoyer un éclaireur de l'autre côté de la route, à ses risques et périls car la circulation est dense à cette heure. En barrant la route aux voitures la petite troupe peut traverser et c'est la descente en courant sur le trottoir jusqu'à l'école.(vidéo)
Inscrire les petits à la cantine, donner l'argent du cinéma et vérifier le pointage, le chemin du retour prend ensuite le rythme d'une promenade de santé à travers la campagne qui se transforme progressivement en cité de villas fortifiées.

23 novembre 2006

Tommy au tennis


Depuis quelques temps Tommy tient absolument que Grand père le mène à sa leçon de tennis le mercredi matin. Il semblerait que ce soit la fête de la semaine.
On pourrait croire qu'apprendre à jouer au tennis demande de l'application et une certaine discipline à laquelle Tommy pourrait rechigner tellement il aime bouger dans tous les sens. En fait il adore !
Et Grand père a l'impression de se sentir important. Il a le privilège (et le devoir…) d'assister à la première partie de la leçon et de constater les progrès effectués chaque semaine par notre futur champion.
Ce matin, ensemble, en attendant l'heure, nous avons mémorisé le revers et répété le coup droit qu'il possède bien maintenant. Par un signe du pouce en l'air teinté d'émerveillement, il a fallu apprécier chaque geste du début de la leçon. Satisfait, au bout de six essais réussis, il a fait signe à son chauffeur qu'il pouvait passer à d'autres occupations, sachant que son père prendrait le relais pour venir le chercher à la fin de l'entraînement.

Le mercredi 29 il fait toujours beau ! Humide, certes mais l'hiver semble encore très loin.
Tommy vient à l'aube, bruyamment, rappeler que Grand père doit l'emmener au tennis. En attendant il tripote l'ordinateur à rendre l'appareil complètement malade ; mais attention, la souris n'a plus de secret pour lui. Pour éviter une catastrophe, il est invité à trouver une deuxième raquette et voici Grand père qui, dans le jardin entraîne son dernier petit fils. (voir photos)
L'heure arrive et … direction le Set club. Sur place, on nous informe que les quelques gouttes de pluie de la dernière nuit ont rendu les terrains impraticables … Bonne occasion, sans doute, pour les jeunes professeurs de faire une pause avant les prochaines fêtes de fin d'année car l'entraînement se déroule sur des courts en quick qui supportent n'importe quel temps…
Force est à Grand père de compenser et de se remettre au tennis, même dans le jardin légèrement mouillé

12 novembre 2006

Partage


Je ne parle pas beaucoup d'habitude et quand je prends le téléphone pour faire un geste d'amitié, rapidement je ne sais plus quoi dire comme à Joseph ce soir. Donc ce qui me paraît le plus pratique pour garder le lien avec mes proches c'est de faire part de mes réflexions quand j'aimerais les partager.
Aux correspondants d'accrocher s'ils le sentent !

Oui j'ai besoin du regard des autres, de mes proches, même s'ils ne me renvoient rien ! Je ne leur demande pas de me soutenir, m'encourager ou de s'occuper de moi mais de me faire exister par leur attention d'un moment en attendant que je sois mort.
Je crois que si je ne me montre pas avec mes émotions et mes faiblesses, je ne leur donne pas la possibilité de se montrer en vérité à leur tour.
Je pense que ce que je fais ne les intéresse pas forcément car ils ont une autre peau que la mienne mais ce que je sens et ce que je pense rejoint un peu, d'une façon ou d'une autre, une portion d'eux mêmes, fait partie de leur identité.
Voir le journal de la page Novembre

Retour au bercail

Me voici donc rentré à la maison. J'étais tout content, dans le train, à l'idée de recouvrer tout mon petit bazar ; on ne se refait pas si facilement !
L'automne est bien installé mais le temps est exceptionnellement doux. Le jardin m'attend pour préparer l'hivernage.

05 novembre 2006

A Yvetot, les travaux extérieurs


Le beau temps est exceptionnel et j’en profite.(voir la page Novembre)
D’autant que la connexion à Internet est très lente et que mes correspondants se sont évaporés. Avec des outils empruntés à droite et à gauche il a fallu s’atteler au nettoyage, au débroussaillage, à l’élagage des arbres du jardin qui s’en est trouvé comme agrandi.
Le feu d’enfer en bordure du champ avec les branchages coupés m’a réchauffé le cœur pour terminer la tâche.

03 novembre 2006

Vers Bourneville par la forêt de Brotonne

Notre nous sommes invités chez Gérard et Lydie en cet après midi ensoleillée du 1 novembre.
Un petit pincement de cœur en traversant la forêt de Brotonne. Je l’avais découverte et parcourue à cheval, il y a quarante ans.

Mon frère Philippe était médecin à Pont Audemer depuis 1963. C’est lui qui nous avait poussé à venir dans la région pour chercher à installer un cabinet de kinésithérapie. Notre choix s’était alors porté sur Yvetot qui s’écrivait alors Yvetôt. Petite ville de dix mille habitants dans lequel était implanté un seul cabinet tenu par une Mme Savoye peu ravie de me voir arriver. Pas trop loin de Paris et à quarante kilomètres de Philippe. Ce dernier me paraissait une sécurité médicale pour exercer un métier que je ne connaissais pas encore très bien. Elle s’est avérée bien illusoire en fait cette assistance car il était trop loin pour me donner du travail comme il le faisait à St Maur début 1960 alors que j’étais jeune diplômé, même si Philippe était encourageant à distance et proche de notre petite famille. N’a-t-il pas fait le trajet d’urgence un soir de juillet 1965 pour venir présider la naissance d’Olivier ?

Donc connaissant bien la région depuis trois ans et désirant faire du sport pour entretenir une santé menacée par des mœurs à tendance alcoolique, je veux parler des réunions de bridge ou des petits verres de Calva après les visites à domicile, il s’était inscrit à Routot dans un club hippique logé au cœur de la forêt. Pour faire une activité ensemble alors que nous avions tenté sans succès quelques parties de tennis il m’invite à le rejoindre. Je n’étais alors jamais monté à cheval et je jugeais, arbitrairement, cette pratique désuète et réservée aux personnes de la haute société, aux gens avec particule. Bonne occasion pour me remettre les idées en place et me faire prendre l’air.
Pour m’initier ou me donner des émotions il me faisait galoper dans les chemins forestiers sur une puissante jument noire, une ancienne trotteuse qui avait gagné des courses à Vincennes. Je n’avais pas besoin de conduire car elle connaissait tous les chemins surtout celui de l’écurie. Ce rendez vous sauvage et bucolique se trouvait donc à mi chemin entre Pont Audemer et Yvetot. Nous nous donnions rendez vous à l’heure du déjeuner et je prenais le bac pour traverser la Seine avec la DS 19 blanche.

Evidemment, pris par nos occupations et, j’avais déjà peu de temps consacré à ma famille alors que la profession démarrait fort, nous avons vite abandonné ces extras bien agréables. J’en garde un souvenir impérissable. Marie Jo m’a accompagné plusieurs fois et je pense qu’elle a continué ensuite seule jusqu’à ce qu’elle soit enceinte de son troisième enfant qui sera Anne Françoise.

31 octobre 2006

Fin du mois d'octobre en Normandie


L'événement de l'année : la maison de Françoise.
Vous aurez tous les détails sur le journal d'octobre (cliquez)
... et sur la page photo (cliquez)

06 octobre 2006

L'opération


"Grand père vient vite ! On a besoin de toi !"
En train de déjeuner et, soutenu par Flavie, l'interpellé osait demander un sursis pour s'exécuter mais Camilla restait inflexible.
"Il faut venir tout de suite, Maman est en train de soigner le lapin !"
Vous n'êtes pas au courant mais notre lapereau s'est estropié il y a quelques jours. Il s'est retrouvé tout seul avec sa mère après l'abandon de ses six frères et sœurs qui devenaient trop grand pour être nourris par les seules ressources de la maison et il a du faire des imprudences car il a une patte complètement inutilisable.
Devait on le soigner ou le sacrifier ? Il a été décidé de tenter l'opération sans passer chez le vétérinaire. Les enfants s'intéresseront certainement à sa cause.
Grand père, toutes affaires cessantes, se rend à la convocation. Les enfants sont rassemblés autour de la table recouverte d'un linge stérile et la petite bête bien maintenue par la chirurgienne du jour est confiée aux bons soins du nouveau faiseur de miracles.
Bien sûr il connaissait l'anatomie du lapin pour en avoir sacrifié une bonne quantité dans sa jeunesse et, pendant cinq bonnes minutes il a donc tiré sur la patte de la pauvre bête qui ne pleurait même pas…
"Ca dure longtemps ?" demande Camilla.
Malgré tout le savoir du nouveau spécialiste et ses vains efforts rien ne changeait. Alors… un pansement et un bandage posés, l'animal, sauvé de la casserole qui n'aurait pas demandé à être trop grande, fut remis en liberté non sans avoir bénéficié d'un petit câlin de celle qui ne l'avait pas lâché dans ces moments pénibles.
Il était temps ensuite de revenir à table.

26 septembre 2006

Le week end familial à Aix, 23-24 septembre

Deux journées(cliquez) bien différentes et bien agréables malgré un soleil absent ( voir Historique du week end )
Samedi après midi, il faisait encore beau, c'était la visite du vieil Aix. Notre ami Georges a su nous montrer les richesses de notre belle ville : le Cours Mirabeau bien sûr, le quartier Mazarin avec la fontaine des Quatre Dauphins, l'église St Jean de Malte sur la place où se tenait tout l'été l'exposition Cézanne, la rue d'Italie, la boutique de chapellerie du père Cézanne, le passage Agard, la place d'Albertas, la mairie et la cathédrale St Sauveur.
Le soir Sylvie et Thierry nous ont présenté avec beaucoup de talent et de bonheur des passages de leur spectacle "Lire en chemin"

Dimanche, la pluie ne nous a pas lâchés de la journée. C'est remarquable car nos invités du Nord se sentaient chez eux... Le jardin était impraticable et nous avons modifié progressivement nos plans d'accueil. Par ce fait, l'atmosphère était devenue plus conviviale et nous nous sommes retrouvés avec plaisir.
L'après midi, les enfants, bien encadrés par leur parents, nous ont présenté un spectacle et nous ont réjouis.

On s'est séparé, il pleuvait toujours...

Les autres fêtes des années précédentes de la famille Lamy

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Un grand père, amateur de jardin et pratiquant le yoga.