Archives

21 février 2014

La chorale


 
 Si j’ai abandonné l’atelier Ecriture, je continue la chorale et ce week end du 15 nous étions à Sanary pour notre réunion annuelle. Le pupitre d’hommes était réduit alors que plusieurs nouveaux sont inscrits à la chorale. La soirée festive, sympathique par ailleurs, a manqué d’ambiance. J’avais préparé une présentation de « Les feuilles mortes » inspirée de l’interprétation de Yves Montand mais si j’ai eu du succès ce n’est pas par ma prestation, la chanson était tellement connue que l’assistance l’a reprise avant moi qui me suis vu quelque peu débordé.
J’ai une position de support difficile à tenir car j’ai plutôt du mal à mémoriser et ne maîtrise pas assez la lecture des notes.
Notre nouveau chef, Mikael, est sympathique et compétent mais nous ne sommes pas encore habitués à ses façons de diriger. Pour ma part je sens une pression que j’ai du mal à assumer. En même temps cette exigence me stimule et me sens en énergie. Il m’a parlé du droit à l’image et a eu peur des vidéos Youtube que j’avais présentées et m’a demandé de les retirer pour préserver son professionnalisme. Je me suis exécuté, déplorant en moi-même ce manque de simplicité. En fait, il m’a semblé gêné et par la suite, a peut être voulu atténuer sa position en me demandant des photos.


Il reste que les séances chant ne sont pas encore une partie de plaisir pour moi, du fait de mon manque de souplesse et mon côté rebelle.


Le temps de février

C’est l’usage de commencer par le temps qu’il fait. Et la particularité de ce début de février est qu’il fait un temps exécrable. De mémoire de Parisien expatrié dans le Sud depuis près de quarante ans je n’ai jamais vu tant d’eau. Le bassin déborde depuis plusieurs jours et la terre a du mal à boire tout autour. Nous n’avons pas à craindre les inondations par notre situation élevée, ni les raz de marée ou tempêtes et nous ne pouvons que compatir avec les nombreuses personnes qui sont touchées.

Heureusement le beau temps revient vite.
Le 17 il semble que le printemps soit de retour. Avec hésitation les narcisses, les crocus font leur apparition. Les crapauds s’accouplent dans les bassins et les jeunes poissons sortent de la vase. Les tortues aussi viennent profiter du soleil.

Après le carnage de décembre la volière se cherche difficilement un statut. Les deux rescapés qui seraient des mâles apparemment ont du mal à s’habituer aux nouveaux venus surtout au couple d’Arlequins plutôt vindicatifs.


Le journal de février : clic

21 janvier 2014

Voeux 2014


Bonne année à toi aussi, cher lecteur !
Que te souhaiter qui soit le mieux pour toi ?
Étant dans l'antichambre d'un monde tout autre, je doute qu'il ait une bonne solution à chaque problème qui se pose à nous. Toutes ont leurs avantages et leurs inconvénients.
Pour toi, joie et paix !

La page des voeux reçus : clic

08 janvier 2014

Mémoire

Bruno Frappat de La Croix, je le cite car c’est une référence de notre époque, dans sa chronique des vœux pour 2014, parle de la mémoire qui efface et qui mélange tout progressivement.  C’est une réflexion qui me tracasse sans tenir compte du fait que le physique se dégrade de la même manière. Pour nous, les vieux en devenir, l’énergie est comme un feu qui s’éteint et qu’il faut ranimer constamment.  Pour les jeunes c’est un feu qu’il faut nourrir pour qu’il s’épanouisse ; pour les adultes c’est un feu à entretenir correctement.


Marie, mon amie québécoise, se perd sur mon site. Il est devenu une forêt ; beaucoup d’informations et d’images depuis quinze ans maintenant. Malgré mes efforts pour classer et présenter les pages, c’est vrai qu’il faut s’accrocher. Quel intérêt peut on trouver à y consacrer du temps ? L’avenir dira si, grâce aux des liens de renvoi, aux clics, il est attirant d’y flâner au hasard ou de retrouver un document ou une photo qui nous parle ou nous manque.  

Voeux 2014 : clic 

28 décembre 2013

La veillée de Noël

La soirée du 24 (clic) s’est merveilleusement bien passée avec un programme impressionnant. Pour commencer, vers 19h, après l’apéritif au coin du feu, durant lequel tout se prépare pour le repas, « les sept » nous ont présenté, dans la salle, une chorégraphie de qualité qu’ils avaient composée dans l’après midi avec quelques conseils de Sylvie pour la mise en scène. Des solos de danse moderne avec successivement, Yaël, Joanna et Luke le tout dans des enchaînements simples et de qualité.
Puis la tablée familiale animée par la bonne humeur des jeunes et la répartition des cadeaux placés sur le sapin. Les spécialités du Cantal, les petites trouvailles des uns et des autres n’ont laissé personne sans petits paquets soigneusement emballés. Le repas par lui-même a été plus que copieux et malgré l’appétit féroce des grands n’a pas manqué de faire des restes pour la semaine.
L’événement non programmé a été le crash du banc sur lequel était installé Marie Jo et deux de ses filles. La pauvre grand-mère ne manquera pas, je suppose, de rattacher cet incident malheureux, spectaculaire et totalement inattendu à un coup du sort venu à point pour lui rappeler son destin familial qu’elle a voulu mener et maîtriser en toute conscience. Après quarante cinq ans de bons et loyaux services,  cette fabrication artisanale et normande qu’elle avait elle-même commandée, s'est effondrée tragiquement...

L’assemblée repue, oh combien, par l’abondance des mets, les super gâteaux de Chloé viendront un peu tard pour être appréciés à leur juste valeur. Bien sur, on ne pouvait pas terminer sans danser. Matthieu a retrouvé ses  souvenirs pour enseigner à ses enfants des nouvelles passes de rock.

La page photos sur le site : clic

La fin d’une époque et ...

 Un coup dur pour moi aujourd'hui : juste avant de partir à Martigues vers midi, j’ai découvert une horreur : un visiteur indésirable s'est introduit dans le pigeonnier et a massacré huit pauvres bêtes sur place. Il m'en reste seulement 2 ; je suis désolé et secoué de cette violence, cet acharnement bestial. Il s'agit très probablement d'un renard ou d'une belette, vues les traces de crocs laissées sur les malheureuses bêtes.
Comment le bandit s'est il introduit ? Mystère mais pour ressortir il a du forcer le grillage de la porte et a tenté de passer en dessous en labourant devant le seuil. Les victimes étaient quasiment ensevelies.

Je n'ai plus qu'à espérer que les rescapés pourront se reproduire ou bien ce coup du sort marquera la fin d'une époque...

Après Noël, je me retrouve avec les superbes pigeons que Laurence très fière a été dénicher je ne sais où pour « le cadeau » de Grand père. Le couple rescapé semble se demander quels sont ces intrus qui sont installés dans la cage qu’ils n’osaient plus habiter. Ils finissent par la réintégrer et fréquentent avec méfiance les nouveaux.

Les 18 règles de vie du Dalai Lama

1. Prenez en compte que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques. 
Le risque est impliqué dans chaque grande occasion de la vie. S’il n’y avait pas de risques, alors tout le monde agirait, ce qui rendrait les gens « ordinaires » et non « grands ». Démarquez-vous des autres comme celui qui peut non seulement prendre des risques, mais qui apprécie de le faire.

2. Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon. 
Si vous oubliez ce que vous avez appris à ne pas faire, vous serez condamnés à répéter vos actions. Plus important encore, ne craignez pas l’échec. Car l’échec est le précurseur de la réussite. Rien de grand ne s’est accompli sans échec.
 Le but de la vie n’est pas que nous soyons parfaits, mais que nous devenions la meilleure version possible de nous-même. Il est plus important d’être authentique qu’infaillible, et nous gagnons à écouter notre instinct. Les seules vraies erreurs sont celles que nous commettons à répétition. Les autres sont des occasions d’apprentissage.

3. Suivez les trois R : 
Respect de soi – La confiance est la clé de la réussite et si une personne ne se respecte pas, vous ne pouvez pas croire en elle. Ainsi, si vous ne vous respectez pas, vous ne pouvez pas réaliser de grandes choses puisque vous ne pouvez respecter les autres.
 Respect des autres – Et vous serez respectés en retour. Si vous ne retournez pas le respect des autres, certains présumeront qu’ils ne valent pas la peine d’être respectés, et de ce fait, ils ne se respecteront pas.
 Responsabilité pour toutes vos actions – Vous êtes seul responsable de vos sentiments, de vos actions, de votre réussite, etc. Vous contrôlez totalement votre vie, il ne faut pas essayer de blâmer les autres pour ses erreurs et ses malheurs.

4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance. 
Essayer d’obtenir tout ce que vous désirez ne sera pas nécessairement bon pour vous dans le long terme. Si quelque chose semble ne jamais fonctionner, comme si le destin intervenait, pensez à lâcher prise et revenez y plus tard. L’Univers agit de façon mystérieuse et doit être digne de confiance.

5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement. 
Les règles sont faites pour être transgressées. La plupart d’entre elles sont mis en place par les anciens établissements corrompus qui ne cherchent qu’à asservir et maintenir leur propre pouvoir. Quand il s’agit de transgresser les règles, faites-le correctement pour éviter les répressions. Mais par-dessus toutes choses, assurez-vous que vous le faites dans les règles. Si l’autorité n’avait jamais été remise en question, nous serions civilisation stagnante.7

6. Ne laissez pas une petite dispute briser une grande amitié. 
Évidemment, l’amitié est bien plus importante qu’une petite dispute, mais très peu de gens mettent cette règle en pratique. Vous devez également être en mesure de suivre la règle #7 pour pouvoir suivre la règle #6.

7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger. 
Et ne laissez pas votre fierté faire obstacle à ces mesures. Pardonnez-vous et prenez-en l’entière responsabilité. Cela en dira long sur votre personne. Ce n’est pas le nombre de nos échecs qui déterminent notre réussite finale, mais notre capacité à en extraire de la sagesse, puis à passer à autre chose avec une énergie nouvelle.
Les erreurs sont neutres; nous pouvons en faire ce que nous voulons. Selon notre manière de les percevoir, elles nous accableront ou nous guideront vers le succès.

8. Passez un peu de temps seul chaque jour. 
Peu importe ce que vous faites, passez au moins 30 minutes de votre journée seul dans un endroit calme. Cela vous donnera au moins une demi-heure pour observer ce qui se passe dans votre vie, de prendre conscience de qui vous êtes et de comprendre ce que vous voulez. Que ce soit à travers la prière, la méditation, le yoga ou le golf, ce rituel est un « must ».

9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.
Le monde est en constante évolution. Si vous n’êtes pas ouvert au changement, alors vous serez malheureux. Vous allez vous-même changer, mais cela ne veut pas dire que vos valeurs doivent changer aussi. Accueillez les nouveaux lieux, les nouveaux visages et les nouveaux amours, mais ne changez jamais ces parties importantes de vous-même, sauf si vous avez de bonnes raisons de penser que vous aviez tort d’y croire.

10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.
Le silence conduit à la contemplation détendue au cours de laquelle les émotions ont moins d’influence et où logique peut prendre le relais. Par exemple, si vous vous disputez avec un ami, garder le silence au lieu de riposter en vous emportant est plus efficace et mettra fin à la dispute beaucoup plus rapidement.

11. Vivez votre vie avec honneur. 
De ce fait, lorsque vous vieillirez et vous regarderez en arrière, vous serez en mesure d’en profiter une seconde fois. Vous allez devoir vivre avec vos actions pour le reste de votre vie, alors pour vous épargner le regret et l’angoisse, vivez votre vie avec honneur à partir de maintenant. Les bonnes choses viennent et les bonnes personnes aussi. Vous ne serez jamais puni pour avoir agi avec intégrité.

12. Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie. 
C’est la règle où vous avez le moins de contrôle. Comme dans la règle # 3, si vous respectez (aimez) votre famille, ils vous respecteront et vous aimerons en retour. Faites entrer l’amour dans votre maison. Faites briller les murs avec de la tendresse. Cela établira une base solide dans la vie de vos enfants.

13. Lorsque vous êtes en désaccord avec les êtres chers, concentrez-vous uniquement sur le présent.
Ne réveillez pas le passé. Le passé est constant, immuable. Réveiller le passé ne peut qu’apporter plus de douleur à la situation. Pardonnez les actions passées et concentrez-vous sur le présent.


14. Partagez vos connaissances.
On apprend tellement dans une vie. Partager vos connaissances avec les gens que vous rencontrez, cela ne peut que les aider. Plus important encore, partager vos échecs et vos expériences pour que les autres ne reproduisent pas les mêmes erreurs.

15. Soyez doux avec la terre. 
La terre est l’endroit où nous vivons. Donc, cela devrait être évident. Blesser la terre c’est se blesser soi-même, l’avenir de vos enfants et de vos proches.

16.  Une fois par an Aussi souvent que possible, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.
Découvrez de nouveaux lieux et de nouvelles choses. Vous pourriez vous retrouver avec quelqu’un quelque part qui vous rend plus heureux. La Terre est si vaste avec des endroits uniques et magnifiques, pourquoi ne pas aller explorer un peu ?

17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle votre amour pour l’autre dépasse vos propres besoins. 
L’inverse peut être un indice que votre relation doit se terminer. Si vous avez besoin de quelqu’un plus que vous l’aimez, c’est un signe de dépendance, pas d’affection. Trouvez quelqu’un où l’amour est la force dominante et dans laquelle la relation est beaucoup plus épanouissante.

18. Jugez vos réussites d’après ce que vous avez eu à renoncer pour y arriver. 
Décidez ce que vous voulez. Concevez votre vie idéale et foncez. Ne laissez aucune partie de ce rêve s’échapper, ainsi, vous ne vivrez jamais dans le regret. Tout est bon, car tout est utile –  dans la mesure où vous savez saisir les occasions d’apprentissage qui se présentent à vous.
 Si vous percevez les expériences difficiles comme de mauvais présages, elles auront un impact négatif. Si vous les voyez comme des occasions de croître, vous saurez les transcender.

Retrouvez ces conseils de sagesse sur le blog d'Anne Bercot : clic

08 décembre 2013

Octobre : Mademoiselle Lou

Coucou grand père. Je m'appelle Lou, je suis née à 16:34 le 8 octobre, je mesure 50cm et pèse 3,6 kg.
de Lambert sur SFR
 
Me voici donc grand père une nouvelle fois à l’âge d’être arrière grand père, me dis je … la vie est ainsi faite.
L’accouchement a été difficile, témoin la photo prise quelques minutes après la naissance et qui montre des tubes et témoins cardiaques mis en place lors de la césarienne.

Mademoiselle Lou semble imposer ses besoins alimentaires ou caprices à ses parents qui ont du mal à faire face. Une période difficile à passer. J’imagine que le chien Athos qui était une préoccupation majeure du couple est passé à un autre plan.

Covoiturage et mal être

Déjà inscrit depuis le début de l’année, j’ai fait l’expérience du co voiturage pour les parcours Aix-Auvergne. J’ai proposé mon trajet et Blablacar m’a fourni des passagers, une à l’aller, quatre au retour. Je dois dire que si l’organisation est précise et bien rodée, elle est surtout destinée aux jeunes qui souhaitent faire des économies, aux étudiants particulièrement, elle est accessible à tous mais il faut s’y adapter. Ce n’est pas toujours facile de fixer les points de rendez vous et de moduler les horaires en fonction des aléas du voyage. L’amabilité est de mise mais les négociations sont parfois ardues.

J’ai eu du mal à circuler dans Montpellier pour trouver la gare et ses différentes sorties mais surtout je suis tombé sur un couple de jeunes qui m’a mené en bourrique. J’en suis resté meurtri. J’ai voulu faire le généreux, le serviable, je me suis fait exploité et dévalorisé par une minette de 18 ou 19 ans, Romane qui, au bout du compte, m’a renvoyé que j’étais nul, peu aimable et que je ne comprenais rien au covoiturage.
Déjà je me suis mis en marge de l’atelier Ecriture car je n’y trouve pas mon compte ; je suis lent à comprendre et m’y sens mal à l’aise, en plus, j’estime que l’exploitation des textes composés est insuffisante.

Je me trouve, de plus en plus, décalé par rapport à mon entourage et particulièrement aux jeunes. Nos préoccupations, nos rythmes ne sont plus les mêmes. Si, dans certains cas, je me vois accepté, pris en compte, aimé, j’ai l’impression d’être « à côté de la plaque » le plus souvent, en résumé, vieux.

07 décembre 2013

A l'Escoub en Novembre

Après un petit tour en région parisienne et en Normandie, l’atterrissage à Aix est laborieux, le temps de retrouver ses marques, d’arroser les plantes d’intérieur que j’avais rentrées craignant l’arrivée du froid, reprendre contact avec les rendez vous pris à la banque, ne pas oublier la chorale du mercredi soir, faire les courses indispensables, répondre aux correspondants, retrouver les problèmes de cohabitation à propos des contrats, noter les impressions du séjour, commencer à traiter les photos prises et notamment celles de la guerre de 14 trouvées chez Geneviève et Thérèse, préparer la réunion de l’atelier S. à Marseille vendredi sur le livre de Nathalie Sarthou-Lajus « Sauver nos vies ».
Le jardin attendra ; pour y finir les rangements d’automne, traiter les arbres fruitiers à la tombée des feuilles, continuer le compostage. (L'été indien à l'Escoub)
Pendant mon absence c’est la voisine Ursula qui s’est chargée des animaux ; elle était ravie de se rendre utile en échange de la jouissance assez régulière du jardin avec ses petits enfants. Elle connaît la maison depuis les années 80 pour y avoir habité avec Pierre qui lui, mène toujours sa vie d’ermite dans le mobile home.
Dans ce milieu, je me sens calme, je souhaiterais pratiquer un peu plus le yoga mais j’ai toujours quelque chose à faire de soi disant plus important.
Bernadette, elle, toujours plus ou moins bousculée, apprécie bien son appartement du premier étage, elle a l’impression d’être à la campagne. Les petits services échangés et les repas partagés entretiennent les bonnes relations.

Lettres de guerre (14-18)

   Ayant repris contact avec les Lettres de JeanBitterlin à ses parents en 1917, je me suis attelé à les présenter sur le site. C’est un travail important et je ne sais pas trop qui pourrait s’intéresser à ces archives. Toute fois en ce temps de centenaire j’ai trouvé intéressant d’apporter ma contribution.

L'approche de la fin

Je parlais à Sylvie de l'échéance de plus en plus prochaine de la mienne. Et le petit accident de cet après midi dont elle a été témoin a concrétisé mes propos.
Sivi voulait décrocher des kakis pour s'en régaler. J'ai donc déplié l'échelle et l'ai fait reposer sur une branche de l'arbre. Mais par mégarde je l'avais mis à l'envers si bien que lorsque je suis monté, Sivi tenant l'échelle, celle ci s'est repliée et me suis cassé la figure avec l'échelle pardessus.
Je me suis abîmé un peu la main mais rien de grave.
Tout peut arriver et encore plus quand on vieillit

Jusqu'à présent je suis passé à travers de multiples causes d'accidents alors que j'en ai connus qui n'ont pas raté la première occasion. 
Ce soir à l'annonce le décès de Jo C. une connaissance que j'ai connue par les Malentendants. "Il rayonnait d'intelligence et de générosité." disais je à Alain. De quelques années de plus, d'accord, il a eu des années difficiles sur la fin et je redoute ce qui peut m'attendre. 

Relancer le blog

Le blog

Relancé par Maurice que je salue avec émotion, je me décide à revenir sur PapaMarc.
Une larme vers Luigi qui fait le sujet de mon dernier spot, il y a déjà 16 mois. Si je me suis habitué à son absence, il garde une belle place dans ma mémoire. Il est l’exemple même des petits, des pauvres tels que les entend « les Béatitudes », vers lesquels je voudrais tant aller et me sentir proche.

Je vais reprendre et présenter les passages les plus marquants de mon journal depuis cette époque. 
Il est toujours possible d'accéder aux pages "tout public" de mon site. (clic)

15 juin 2012

A l'heure où tout va vite

Je m’aperçois que j’abandonne le blog auquel je tenais pour communiquer mes impressions. Comme le minitel, je constate qu’il est devenu un outil désuet que plus personne ne consulte. Et puis mes réflexions n’intéressent que très peu de familiers, il y a tant d’autres moyens d’information plus performants et dans le vent. Je suis d’un autre monde déjà.
 Je faisais, ce matin, un rapprochement entre mon ami Luigi disparu depuis plus d’un mois et dont la présence rodera longtemps à l’Escoubaïre et mon petit fils Luke, si vivant qui débarque souvent seul ou avec un copain chez Grand père. Tous deux ont leur part d’ombre que j’aurais aimé connaitre pour l’un avant son décès et que je redoute pour l’autre dans ses explosions de vitalité. Il me faut admettre et vivre encore avec ce que je ne maitrise pas.

Luke plonge dans l'eau froide pour le premier bain de la saison

28 mars 2012

La campagne électorale

Le clip de José pour la campagne Hollande : clic
La montée du Front de Gauche avec Mélanchon : clic
Maintenant c'est la place de Hollande au deuxième tour qui est en jeu malgré son avance.
Pour moi, aujourd'hui, je ne veux pas chercher l'utilité et je voterai (probablement, à moins que la campagne nous réserve des surprises) selon mon vrai choix c'est à dire Mélanchon. Paradoxalement ce phénomène ne cherche pas à être élu ce qui pose problème pour ses supporters. D’autre part c'est un risque de faire passer Marine Le Pen ou/et Sarkozy.
Mais à ce moment là ce pourrait être le réveil de la Gauche aux Législatives et pourquoi pas  la révolution ?

23 janvier 2012

VIEILLIR, adapté d’un texte de Bernard Pivot

Pivot dit :
Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel.
Mais j’ai préféré « Chiant » parce que c’est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.
Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance.
On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi.
Même à cinquante ans, c’était encore très bien.
Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps …
J’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.
Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place.
Bernard Pivot dit :
« J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué.
« Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… »
Moi aussitôt : «Vous pensiez que…?
Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. 
Parce que j’ai les cheveux blancs?
Non, ce n’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, c’a été un réflexe, je me suis levée…
Je parais beaucoup, beaucoup plus âgé que vous?
Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge…
Une question de quoi, alors?
Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…»
J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre. »

Moi, Marc, ça m’est arrivé. Mais j'ai regardé la dame avec un petit sourire de tristesse et la remerciant je me suis assis à sa place en me considérant dans la vitre du wagon.

Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien.
Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve.
Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises.
C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent encore.
C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.
La musique est un puissant excitant du rêve.
La musique est une drogue douce.
J’aimerais mourir, dit B Pivot, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.

Moi Marc, j’aimerais ne pas me réveiller, je suis tellement bien quand je m’endors que j’imagine que c’est déjà le paradis.

Mais Mozart et Pivot ainsi que moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.
Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge ? Non, Mozart.

Les textes de Marc : clic

06 janvier 2012

Nouvelle année, nouveau départ


Après avoir terminé 2011 par une belle réunion de famille à Paris les activités reprennent par la mise en place d'un chalet de jardin ...

31 décembre 2011

Fin d'année 2011

Arriverai je à écrire un dernier post en 2011 ?
Pour vous souhaiter une très bonne année 2012.

09 décembre 2011

L'expo de Sabine S.

Sabine, jeune retraitée, expose ses aquarelles (principalement) chez elle : clic

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Un grand père, amateur de jardin et pratiquant le yoga.